Tout un chacun aura aisément remarqué l’ampleur que prend, chaque jour un peu plus, le phénomène 4x4 en France. En Europe, devrions-nous dire...
Car enfin, n’est-il pas stupéfiant, à l’heure où le marché automobile est tout sauf bien portant, de voir l’arrogance avec laquelle des véhicules comme le RAV4 de Toyota (même pas un vrai bon gros 4x4 !), ou encore le ML de Mercedes, carracolent en tête des plus fortes progressions ?
Ainsi donc, de plus en plus de nos concitoyens s’arrachent littéralement ces lourds et encombrants "monte-trottoirs", au grand-dam de Rosie. Cette même Rosie qui est obligée, pour squatter un couloir de bus, de le remonter en entier, dans sa Safrane officielle. Ah, si seulement elle était dotée d’un Land, comme les pompiers, elle pourrait escalader les trottoirs dudit couloir de bus sans aucun souci...
Mais revenons au paradoxe qui consiste à réclamer toujours plus d’écologie, tout en achetant des véhicules qui sont rien moins que des pollueurs en puissance : les tout-terrains ! En fait de paradoxe, n’aurions-nous pas affaire à un paravent ? Oui, un paravent médiatico-politique : les français les payent, les beaux et coûteux 4x4 tels le nouveau Toyota Land Cruiser, dont les tarifs flirtent allègrement avec les 48000€, alors que l’écolo-nagie naze (attention, contrepétrie ;-) ), rien ne nous dit qu’ils en raffolent !
Et si on arrêtait de vouloir nous imposer ce que l’on pense ? Et si nous (re) découvrions le sens critique ?
Si nous libérions nos esprits ?