Essence 2,4 l 147 ch et V6 3,7 l 211 ch.
Diesel 2,5 TD common rail 143 ch 35 mkg.
L’esthétique du nouveau Jeep Cherokee rompt avec la précédente version. Les sept ouïes verticales de la calandre l’identifient à la marque, mais ses formes rondes et ses boucliers enveloppants tranchent par rapport à la forme traditionnelle.
Considéré aux Etats-Unis comme un 4x4 compact, il a été développé dans le sens d’un comportement meilleur sur route et d’une modernisation de ses performances et de son habitacle. Toutefois, les porte-à-faux avant et arrière sont restés plutôt favorables, et la garde au sol est juste correcte (20,3 cm) pour garder un potentiel off-road.
De fait, l’intérieur magnifique est transfiguré, et devient à la fois confortable, luxueux, et moderne.
Terminé les lames de ressort, la suspension fait désormais appel à des roues indépendantes à l’avant et à un système de ressort/amortisseurs dérivé du grand Cherokee à l’arrière. L’ensemble repose sur une caisse autoporteuse (pas de châssis), comme dans l’ancien modèle. La transmission reprend la solution grand Cherokee, 4x4 enclenchable ou 4x4 permanent (limited), avec réducteur et différentiel à glissement limité.
Coté motorisation, exit également le fabuleux et vorace 4.0. A la place, on trouve un V6 " PowerTech " de 3,7 litres qui développe 210 ch. et un 4 cyl. " DOHC " 16 soupapes de 2,4 litres, d’une puissance de 154 ch. Consommation toujours gargantuesque (17/20 litres). Pour les marchés Européens, un TD moderne (toujours VM, fiabilité ?) 16 soupapes " Common Rail " de 2,5 litres et 140 ch. avec un couple pharaonique de 35 mkg à 1800 tr/min. (Adieu sans regret aux 2.5 TD VM et 2.1 TD Renault), mais une consommation plus importante (12/13 litres) et pas de brio.
Sur la route, le comportement du Cherokee est métamorphosé. Les solutions techniques modernes employées, le travail effectué sur le poste de conduite, et le nouveau TD font merveille. L’excès de poids par rapport à l’ancienne version est gommé, et la conduite sûre et plaisante. Une vraie réussite.
Pour les prix, c’est pas triste. Les anciennes versions débutaient à moins de 140000 FRF, et le 4.0 L s’affichait à 170000 FRF. Là, les tarifs commencent à 170000 FRF pour s’envoler à plus de 260000 FRF !!
On a vu que la bête avait pris du poids, et que les pare-chocs en fers avaient laissé la place à des boucliers en composite. C’est avec inquiétude que nous avons effectué dans des chemins bien gras cet hiver un petit tour de roue : Plus de 200000 FRF vautrés dans la boue, la belle moquette recouverte d’un caoutchouc ... maculée ! Les plaintes produites par la caisse (ou les attaches de suspensions ?) à la première acrobatie ont interrompu immédiatement nos élans. C’était à prévoir. Les capacités sur route et dans les chemins de ce nouveau Cherokee sont excellentes ; Le couple du moteur permet d’avaler sur un filet les côtes les plus raides, et le confort est toujours au rendez-vous, même sur chemins accidentés. Par contre, le trial - même soft - lui semble désormais interdit. Finalement moins polyvalent que l’ancien modèle, et bien plus cher, ce nouveau Cherokee ravira les amateurs de 4x4 routiers et les promeneurs fortunés.
De 170000 FRF à plus de 260000 FRF suivant les versions.
| Critères | Avis |
|---|---|
| TT | |
| Route | |
| Fiabilité | |
| Carburant | |
| Revente | |
| Notre avis |