Héritier d’une légende de l’automobile, le defender TD5 est apparut en 1999. Les principales différences de ce modèle par rapport aux précédents résident dans le moteur : 5 cylindres en ligne, gestion électronique intégrale avec processeur informatique centrale (prononcez ECU ici), ABS et ETC (système anti-patinage des routes par freinage sélectif, hum !) et climatisation en option.
La direction et l’embrayage sont assistés depuis longtemps sur les Defender.
Au bilan de la fiabilité, le TD5 ne souffre d’aucune tare particulière, le moteur parait particulièrement bien né. Exit donc les soucis de distributions et le montage "osé" du support de pompe à eau qui ont entaché la réputation du prédécesseur 300 TDI.
Des soucis d’électroniques ne sont pas à exclure, une panne générale pouvant survenir par exemple par un mauvais contact de l’ampoule du plafonnier qui met en pétard la centrale d’immobilisation. Une bricole, quoi, en somme ; -)
La consommation du TD5 est en hausse par rapport au 300 TDI sans catalyseur, comptez 13 litres de gasoil au 100 pour une conduite plutôt cool.
Le modèle qui nous intéresse ici est une magnifique série limitée "Tomb Raider". Aluminium a profusion sur ce modèle qui croule sous une avalanche d’accessoires plus ou moins utiles, mais qui donnent un look d’enfer à la bête :
A l’intérieur, siéges en cuir, sol recouvert d’aluminium, climatisation, radio, et suppression de l’arrêt de charge.
A l’extérieur, ski avant, plaques alu de protection de bas de caisse, marches pieds, attelage remorque spécifique, jantes alu "bronze", arceau de protection complet intérieur et extérieur, galerie, phares de travail, pneus Général Grabber ST 235*85*16 etc....
Bon, nous voilà donc dans un tomb raider flambant neuf (40 kms au compteur), strictement dans sa configuration d’origine.
Le bouilleur est rond, plaisant, linéaire, il accepte les régimes les plus bas sans problème. Un mieux indéniable par rapport au 300 TDI. La tenue de route et saine et il vire à plat, aucune comparaison avec mon vieux def qui se promène d’un bord à l’autre de la route en sautillant. Les pneus routes sont sans aucun doute bien meilleurs que mes monstrueux réchappés à tétines et les barres stabilisatrices avant et arrière servent sûrement aussi à quelque chose.
Off Road, l’engin se montre docile et agréable, mais sautille beaucoup. La responsable, la barre stabilisatrice arrière sera enlevée ultérieurement.
Le temps de réponse du moteur est très importante, par la faute de la programmation de l’accélérateur électronique raté. Dommage, les 122 cv et le couple du TD5 semblent avoir disparus dans les méandres de l’ECU au point que ce moteur me parait en net retrait par rapport à l’ancien 300 TDI. Tous les utilisateurs parlent d’un temps d’adaptation nécessaire pour utiliser correctement cet accélérateur. Une modification de la programmation de la puce (attention, hors garantie constructeur) permet également de gommer le problème.
L’embrayage, pourtant assisté, se montre plus dure que sur les anciens modèles, madame ne va pas être contente !
Naturellement joueur, le defender n’a besoin que de très peu de modification pour se lancer à l’assaut des chemins les plus difficiles. Une coquille pour protéger le pont avant, 4 pneus adaptés, et c’est tout !
Mai 2002 - Il reste quelques (rares) exemplaires de Defender Mk1 "Tomb Raider" dans les concessions land Rover Françaises a qui l’usine anglaise a demandé d’écouler des modèles invendus. Ces modèles du millésime précédent peuvent se négocier avec une remise de 20%, à ce prix là c’est l’affaire de l’année.
Des modifications ont été apportées Defender en 2001, pour aboutir à l’ultime évolution MK2. La gestion électronique du TD5 a été optimisée, pour gommer des désagréables sensations provoquées par l’accélérateur.
Une console centrale est apparue sur le tableau de bord et quelques autres bricoles ont été modifiées (porte arrières...).
Toujours assemblé à la main en Angleterre, le defender vit ses dernières heures, condamné par le coût de la main d’œuvre et le poids de règlements CEE sur les châssis poutres rigides.
Agréable et vivant à conduire, le defender est un engin mythique et attachant. Fiable sur l’essentiel, il peut être considéré comme le dernier 4x4 authentique encore en production avec le petit Samouraï.
Anticipant sa disparition, les prix sur le marché de l’occasion flambent depuis 2 ans pour atteindre des sommets scandaleux, amplifié par un magazine spécialisé qui devrait arrêter d’annoncer des cotes démesurées.