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(Les
photos de Stéf, merci, et les miennes)
C'est
samedi 17 novembre 2001 que 8 Lands Rover s'étaient donnée rendez-vous
à saint Amour, pour une ballade conviviale au cœur des vignobles du
Beaujolais.

9h40
: J'arrive (en retard, comme d'habitude) sur la place du village. Ils
sont tous là, rangés les uns à coté des autres, dans ce petit matin
frais et ensoleillé : 3 mamies (série
88), 2 defender 90,
2 defender 110, et enfin
un Range " P38 " emmitouflé dans un manteau d'adhésif protecteur. Le
café se termine, les croissants aussi (merci Chris), l'heure du départ
a sonné.
Mon
90 ayant déclaré forfait pour cette fois, Je grimpe dans un 110 (Merci
à vous tous pour m'avoir trimballé toute la journée avec mes 3 petits).
Un tripmaster trône sur la planche de bord, devant le copilote, surmonté
d'une lampe pour lire les cartes. L'ambiance est donnée. 3 minutes plus
tard, une énorme pierre dressée au milieu du chemin racle les dessous
du 110. Pas de casse. C'est le moment de voir le P38 à l'œuvre : Et
bien non, la bête remonte ses dessous et passe haut la main : fée électronique…
La
matinée passe ainsi gentiment, comme nous serpentons entre
les vignes en prenant de l'altitude. Les nombreux chasseurs rencontrés
nous laissent passer sans animosité, pendant qu'une des mamies, un 88
blanc rayé de noir, débâché et sans haut de porte, fait le zèbre
sur le chemin : mon fils
aîné, 13 ans, est dedans et rigole, un bonnet enfoncé
jusqu'au oreilles. Il gèle encore par endroits.

11h00,
c'est l'heure de la pose pour la photo, ensuite nous prendront la direction
de la cave de Stéf qui nous accueil et nous guide pendant toute cette
journée. Les Lands seront ainsi immobilisées quelques heures, pose
déjeuner oblige. La pénombre et le froid qui règne dans la cave
ne résistent pas longtemps à la chaleur des convives, et les plats de
charcuteries passent rapidement de mains en mains, accompagnée de vin
nouveau, comme il se doit. Mais Stéf nous rappelle bientôt à l'ordre,
pour le parcours de l'après midi, plus triallisant.
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Je
change de véhicule, René
m'accueil dans sa mamie.
Une série III 88 en parfait état, on la croirait sortie tout droit des
chaînes de production. La conduite de René est à l'image de sa voiture
: Calme et précise, efficace. Un régal.
La
première difficulté est une petite
montée, récemment emprunté par le raid bleu qui a laissé des trous
en quinconce à mi-hauteur : Croisement de pont garanti, mais un passage
à droite pour les moins intrépides fera aussi l'affaire.
Je
suis inquiet pour les demi-arbres de transmissions du zèbre,
qui s'obstine à vouloir grimper au milieu … en troisième, puis en seconde.
Je comprendrai plus tard que cela n'inquiète pas beaucoup son propriétaire.
Franck est garagiste, spécialisé en Land, et sa mamie est descendue
du pont ce matin à cinq heures ! Juste pour l'essayer… de justesse.
En première sur la droite, et le zèbre nous rejoint. Le Range P38 avale
l'obstacle à son tour. Le V8 de 200 chevaux et l'ETC ont fait des miracles.

Et
c'est reparti, les chemins en forêts se succèdent, dans un décor
magnifique, et nous enchaînons bientôt une autre grimpette,
plus accidentée. Entre-temps, je suis monté dans le zèbre, la
nuit tombe, je n'ai pas de gants.
Mon
pilote attaque en deuxième ; " T'es sûr, Franck, il va monter comme
ça ? Moi, j'aurais mis la première. " Sur un filet de gaz, le
vieux 2 litres ¼ grimpe au pas et efface les marches les unes après
les autres. Alternativement, les roues accrochent le sol, mais rien
n'arrête la progression. Franck passe la troisième. La mamie s'arrête
; bon, il ne faut pas exagérer.
Dans
la lueur incertaine des phares, la colonne des lands passe sans encombre
et nous traversons une forêt dans le noir. Une Willis
qui est venue nous rejoindre ferme la marche. Il ne doit pas faire chaud
dedans, et ses phares n'éclairent qu'épisodiquement.
La
journée se terminera dans une cave de saint Amour...
Merci,
Stéf., pour cette journée, et pour ces souvenirs que tu nous as donnés.
Toutes les photos : Ici
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